Mes Loisirs

Mon début d’année littéraire, un « Envol » avec Déborah Biston par Cathy Peiti

Au détour d’un marché de Noël, je rencontre Déborah, pétillante Bruxelloise originaire de Gembloux. Son stand m’intrigue, c’est la seule qui propose de la littérature pour les fêtes. « Justement, me dis-je, raison de plus pour m’y intéresser ! ». Sur son étal, pas de gros ouvrages mais des petits livrets abordables et adaptés aux chaussettes du Père Noël. Tombée par « pur hasard » dans l’écriture, elle rédige en suivant son intuition. Après deux jours d’insomnie, de multiples histoires hantent ses nuits. Pour s’en libérer, elle jette sur papier ses premiers récits. Parmi ceux-ci, citons ces textes pour enfants dont : « Clara et le petit chien abandonné ». Lancée, elle s’essaye à l’écriture pour adultes et adolescents : « L’envol » et « La descente » sont nés.

Pulsionnelle, Déborah écrit par phase. Des semaines sans inspiration sont souvent suivies d’une vague d’idées novatrices. Elle se laisse alors emporter et retranscrit tout. Ce hobby s’intègre dans son quotidien sans problème : « L’écriture est devenue une évidence. ».

S’adresser à différents publics n’est pas aisé. Pour les enfants, elle nous confie : « Comme j’aime transmettre, je réfléchis à une thématique, je définis le cadre et puis je me lance. En général, j’ai l’histoire en tête avant d’écrire. Par contre, j’ai besoin de temps pour trouver le bon titre. ». Pour les adultes et ados, le point de départ est un sujet spécifique, puis le titre s’impose à elle. Elle laisse ensuite la graine germer dans son esprit, quand l’histoire fictive est à maturité, elle se plonge dans la rédaction. Rien n’est planifié au départ, c’est au fil des lignes qu’elle se surprend à concevoir la fin de sa nouvelle. Globalement, les écrits pour enfants sont éducatifs et citoyens et prônent responsabilité, autonomie et respect tandis que les productions pour les grands sont « feelgood » pouvant inspirer les lecteurs pour leurs propres vies.

L’inspiration ? C’est une question, vous l’aurez compris d’intuition…Une grosse partie du travail préparatoire consiste à observer. « Une parole entendue dans la rue ou un mot lu dans un quotidien peuvent être source d’inspiration. » dit-elle. Comme tout auteure, elle ne peut masquer sa subjectivité : « Ma propre expérience enrichit et nourrit également mon imaginaire. » Déborah affectionne particulièrement la réflexion autour du sujet avant d’entamer l’aventure d’un roman.

L’avenir ? « Au vu de la complexité pour éditer un livre d’enfants, j’aimerais avoir un éditeur. » À bon entendeur… Son nouveau livre « Insipide » est récemment parti à la correction. Disponible normalement dans le courant du premier trimestre 2023, il n’y a plus qu’à vous laisser tenter ! Engagée dans la cause animale, notre écrivaine en herbe a contribué à la conception d’un livre pour enfants destiné à la vente au profit exclusif de l’association Ever’y Cat Evere Schaerbeek Haren 1000 Bruxelles dont son chat, René, provient.

Plus d’informations :

Sur Facebook « Deborah Biston auteure – le groupe ».

Sur Instagram : @deborahbiston

Les livres « L’envol » et « La descente » sont disponibles sur le Site https://www.publier-un-livre.com/fr/le-livre-en-papier-auteur/13668-deborah-biston

Quant au livre pour enfants « Clara et le petit chien abandonné », il peut être commandé exclusivement via deborahbiston-auteure@outlook.com

En balade, au fond du trou…d’égout…

Vous cherchez une balade insolite pour surprendre vos proches ou vos enfants pendant les vacances ? Emmenez-les au musée des égouts à Bruxelles, Porte d’Anderlecht. Une occasion unique pour vous immerger en famille ou entre amis dans les sous-sols de votre capitale et d’y apprendre les rouages complexes et savamment étudiés de notre gestion des eaux usées. L’espace d’une visite, vous endosserez aussi le rôle de l’égoutier, professionnel « super-héros » de ce monde souterrain.

Senne et brasserie de la Senne, quel lien ?

Avant la visite, je connaissais la brasserie de la Senne, acteur incontournable du monde brassicole bruxellois, mais j’ignorais l’histoire de cette rivière (la Senne) qui traverse notre capitale. Longtemps pourtant, elle était d’une grande importance dans le transport de marchandises. Pour la petite anecdote, la brasserie éponyme utilise l’eau de la Meuse et pas de la Senne.

Un système anti-inondation complexe

J’apprends également que les égouts et les bassins d’orage sont les rouages d’un système conçu pour empêcher des débordements dont les conséquences peuvent être catastrophiques. La tendance actuelle serait d’éviter d’alimenter les égouts en rendant les sols plus perméables, ou en optant par exemple, pour des toitures vertes absorbant le trop plein d’eau, lors d’importantes averses.

Égoutier, le pro de l’entretien de nos souterrains

Se rendre au musée des égouts, c’est également découvrir le travail périlleux et pénible des égoutiers, métier méconnu et pourtant bien nécessaire aux sous-sols citadins. De nos jours, avec un équipement adapté et revu, ils ne restent jamais plus de 3 heures d’affilée dans la pénombre alors qu’auparavant, ils étaient constamment immergés dans cet univers du « dessous ». Imaginez-vous manger vos tartines à midi en amont d’effluves toxiques, il y a plus ragoûtant comme environnement, n’est-ce pas ?

Descente en enfer, mais où est passé Lucifer ?

Au fil de notre balade, nous plongeons dans les entrailles de Bruxelles, étage par étage, nous descendons. Si les fumets nauséabonds apparaissent, les infrastructures ténébreuses baignées d’humidité nous impressionnent. Au loin, nous entendons la circulation, nous imaginons les piétons et les files d’autos avec klaxons…

Questions pour un champion :

  • Saviez-vous que vous consommez en moyenne trente litres d’eau par jour en allant aux toilettes ? Eaux qui, si elles ne sont pas épurées dans les stations dédiées, sont directement rejetées dans nos fleuves, rivières, mer…
  • Saviez-vous aussi que les stations d’épuration sont récentes ? Elles apparaissent pour la majorité, dans les années 2000.
  • Enfin, connaissiez-vous le rôle des rats, star des égouts ? Ces bestioles houspillées et craintes dans nos habitations rongent nos déchets (trois fois leur poids environ).

Conclusion, sommes-nous dans le bon ?

Au terme de notre escapade, nous nous questionnons : sommes-nous efficaces à Bruxelles ? Visiblement oui, les poissons réapparaissent dans la Senne, signe que la rivière va mieux, notamment grâce à l’épuration. Mais le prix à payer reste important, épurer, c’est cher… Gardons donc à l’esprit, que par des réflexes simples, nous polluons moins, économisons et préservons notre planète…

Intéressé ? En pratique :

Le musée se situe à 13 minutes à pied de la gare du midi. Y aller en train est la meilleure des options. Profitez aussi des réductions de la SNCB et ne payez pour l’instant, qu’un trajet sur deux si vos A/R se déroulent le même jour. Attention, ce lieu n’est pas PMR (seul inconvénient).

Rats et égoutier, cela vit aussi en dessous de chez nous !

L’Estamine, une bière gembloutoise de caractère brassée par un zythologue amateur

Photo : Julien Dahin

Intéressé par une dégustation brassicole ou par une découverte des produits de Thierry Reginster, informaticien du goût ? N’hésitez pas à contacter cet humble et spontané pico-brasseur passionné qui se fera un régal de vous initier ! J’ai personnellement testé et approuvé sa pédagogie participative.

Comme vous l’avez remarqué, les microbrasseries pullulent en Belgique depuis quelques années, des festivals spécialisés naissent partout dans le pays. Mais qui se cache derrière ce phénomène ? Zoom sur l`Estamine, création de Thierry Reginster, (pico-) micro-brasseur, fondateur de la Brasserie des Trois Provinces. Cet employé en informatique travaille la journée pour une société de télécoms belge et est indépendant complémentaire durant son temps libre. C’est près de Gembloux, à Tongrinne qu’est née l’Estamine en juillet 2017, une bière blonde rafraîchissante mariant savamment et avec équilibre, amertume, houblon et saveurs d’agrumes et de malt. Récemment en août 2021, il crée la Triple Carpiste et il réfléchit au développement d’une troisième pépite houblonnée pour l’année à venir.

Des lieux de distribution variés et locaux dans l’entité gembloutoise

Thierry popularise sa bière lors de soirées de dégustations, dans des festivals de bières mais également lors de manifestations culturelles locales où des « bars » rafraîchissent été comme hiver les chalands. Retrouvez-le prochainement pour une dégustation sur le marché de Noël de Gembloux, les trois premiers week-ends de décembre 2022 sur la place de l’Hôtel de Ville. Il participe « à toutes les activités qui permettent de faire des rencontres et de discuter de ma passion. »

Pico ou micro brasseur, différence subtile…

Thierry est pico-brasseur, c’est-à-dire qu’il dispose d’un « laboratoire » à son domicile lui permettant de réaliser des petits brassins test. Une fois la recette mise au point, elle est brassée dans une plus grande structure. Historiquement, son premier brassin « commercial » pour l’Estamine s’est fait à Brogne entre Mettet et Profondeville. Anecdote : pour ses premières bouteilles, notre « expert amateur » découvre avec surprise qu’elles n’étaient ni étiquetées, ni datées. Débrouillard et aidé par un couple de voisins, il s’active un soir d’été pour finaliser son produit « à la main » avec étiquettes artisanales et de la colle à tapisser. Un micro-brasseur est donc parfois un sacré couteau-suisse…

Plus d’infos :

Pages Facebook : https://www.facebook.com/BrasserieDes3Provinces/

https://www.facebook.com/LESTAMINE

Mail : info@brasseriedes3provinces.be

Namurois ? Préparez Noël ces 10 et 11 décembre 2022 au marché artisanal (1ère édition) de Dave, rue des Sautes 65. 

Encore rien dans votre agenda ce deuxième week-end de décembre ? Passez jeter un œil aux pépites artisanales (en série limitée J) du premier marché de Noël organisé à Daves, rue des Sautes 65. Dans une ambiance conviviale, des artisans se donnent rendez-vous pour vous proposer le meilleur de leurs créations. Dans les participants, citons notamment :

  • Aline Nicolaï. Aline vous propose de délicates créations en micro-macramé, des bougies naturelles à la cire de soja et fleurs séchées, des photophores et des shampooings solides. Cette jeune maman de trois enfants, passionnée de pastel sec, affectionne le dessin et pratique la peinture énergétique intuitive. Sensible à l’environnement et à la qualité des articles proposés, elle élabore ses produits avec un choix conscient des matières premières. https://www.facebook.com/etjaicrie/photos/

  • @Beerjoux. Cette jeune marque basée à Gembloux propose des créations artisanales à base de capsules de bière usagées (porte-clés, boucles d’oreilles, bagues et colliers). Concept inédit en Wallonie, elle travaille les capsules d’Orval, de Bertinchamps, mais aussi de Houppe…. Avec elle, rien ne se perd, tout se transforme. Hommes et femmes trouvent leur bonheur dans ces petits joyaux à porter ou à se faire offrir…https://www.instagram.com/beerjoux/
  • Isabelle M. crée compulsivement d’élégantes pochettes féminines, elle égaye également vos intérieurs avec des poules humoristiques et pare vos oreilles avec ses boucles en tissu. 

Pour les gourmands, le marché sera aussi l’occasion de déguster des bières spéciales et traditionnelles, du vin et chocolat chaud, de la tartiflette, pains saucisses et des gaufres. 

Vous voulez en savoir plus ? 0471/57.04.35. Au plaisir de vous y retrouver ! 

Simone Veil, mon voyage du week-end.

Hier, je me rends au Cinescope à Louvain-la-Neuve (LLN) avec une amie et j’assiste, après quelques semaines d’attente, à une séance du film : « Simone, le voyage du siècle ». Très prenant, nous sommes immergés dans les souvenirs de cette dame iconique durant plus de 2h. Pionnière féministe, Simone Veil fût celle qui légalisa la pratique de l’avortement en France. Ce qui est moins connu, c’est son passé de rescapée des camps de concentration. Dans ce film, nous faisons des allers-retours incessants entre sa carrière et sa jeunesse avant et pendant la seconde guerre mondiale. Parfois, je l’avoue, il est complexe de retrouver l’exacte chronologie. Je suis malgré tout, impressionnée par la dignité et l’immense engagement de cette magistrate passionnée. Y-en-aura-il encore des femmes aussi militantes pour défendre à ce point, les droits de l’Homme ? En dehors de l’IVG, Simone Veil apporte son soutien aux prisonniers français, aux personnes souffrant d’assuétudes et aux victimes du sida. Jamais, elle ne juge mais lutte pour une justice sociale et morale. Quel que soit le passé et les actes commis par les êtres rencontrés, c’est dans l’ici et maintenant qu’elle tente de faire valoir leurs droits les plus basiques. Bref, une belle leçon de vie me concernant, quelque peu rude, si on méconnait ses grands classiques historiques mais ‘oh combien nécessaire’ pour ne pas oublier les déportés, les oppressés et les moins chanceux de notre société… Bon visionnage…

Pour Noël 2022, à « À tous vents » Un marché gembloutois intimiste plein d’originalité avec pépites en série limitée !

Les fêtes de Noël approchent…et même si il y a encore Saint-Nicolas et l’avent à préparer, il n’est jamais trop tôt pour planifier vos achats.

Gembloutois, vous avez envie d’opter pour du local et de l’artisanal en 2022 ? Venez rencontrer ces 3 et 4 décembre, 7 femmes (artistes et artisanes) qui comme chaque année, exposeront leurs créations dans la salle « À tous vents », à Gembloux. Rue Baty de Fleurus, 33 5030 Gembloux. Parking aisé et accès PMR garanti.

Dans les participantes gembloutoises, vous retrouverez :

-Malorie Hicorne (@Hand Made by Les Jardins de Malorie Laine). Coach jardin, elle réalise des décos en macramé (feuilles) et des créations en tricot.

-Julia Semenko (@Magic Lampwork) Spécialiste du verre filé et soufflé, elle donne vie à de magnifiques bijoux en verre et argent 925.

-Corinne Bothy (@Cocomdeco). Elle réalise des objets décoratifs récup’ et les habille de couleurs. (de la marque respectueuse de l’environnement Eléonore déco).

-Caroline Sheid (@KRo+’s Hand Made). Talentueuse artiste maîtrisant à merveille l’aluminium recyclé à partir de caps de café, elle vous proposera des fleurs, des tableaux, des décos de Noël et des bijoux dans ce matériau particulier.

-Nadège Mascret (@Clair de Terre ). Nadège modèle des figurines et des vases décoratifs en terre cuite (céramique et Raku)

-Valérie Dupire (@Valdup’art). En développant la technique de l’art fluide (peinture acrylique), elle produit des tableaux, du mobilier et des bijoux.

-Et enfin, Jacinta D’Souza (@Cookies Belgium). Jacinta concocte des cookies maison aux saveurs classiques ou pimentés. Elle les sert accompagnés de boissons chaudes. Les gourmands, petits et grands ne seront pas en reste !

Pourquoi choisir ce marché et pas un autre ? Pour l’accueil et mais aussi le portefeuille…En ces temps difficiles, vous êtes nombreux à optimiser vos dépenses, en chinant local vous soutenez le travail laborieux et souvent pas assez reconnu de travailleurs(euses) aux doigts de fée et vous économisez les frais de port (!)

Les indépendants belges se battent face à une concurrence accrue (surtout en fin d’année) et déloyale des grands géants d’Internet. Moi j’arrête le surf, et j’opte pour la papote et la découverte du « fait-main » si bon et sain !

« Le Street art namurois à l’honneur avec Vis-à-vis »

L’asbl Vis-à-vis a inauguré son exposition « Namur Street Art » le vendredi 4 novembre de 14h à 16h au Cinex, Rue Saint-Nicolas 84 à Namur.  Cette asbl namuroise développe des programmes d’aide, d’accompagnement, de formation, d’insertion professionnelle et de recherche action qui s’adressent à différents publics dont des usagers en situation de handicap. 

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C’est en janvier 2022 que naît l’expo photo « Namur Street Art » à l’initiative des bénéficiaires au sein de Vis-à-vis. Régulièrement, l’organisme les incite à s’impliquer dans des activités en autonomie favorisant leur ouverture sur le monde. Fabiola, Victor et Jonathan sont les chevilles ouvrières pleines d’entrain de « Namur Street Art ». Engagés dans l’ensemble du processus, de la récolte des matériaux (par des prises de vue dans le tissu urbain) au montage effectif de l’exposition en passant par le choix des clichés à diffuser et par la recherche de partenaires, nos trois comparses persévèrent. Ces participants motivés ont appris, accompagnés par des travailleurs sociaux, à mener en équipe un projet complet porteur de sens. Cette activité les a également éveillés à une nouvelle forme d’art.

Curieux de découvrir le résultat de leurs nombreuses déambulations dans Namur ? Désireux de porter un autre regard sur l’art de votre lieu de vie (parfois niché dans des endroits inattendus !) ? Rendez-vous au Cinex pour visiter l’expo du 7/11 au 1/12/2022 de 9h à 16h. Ouverture exceptionnelle le vendredi 11 novembre de 14h à 16h. Les œuvres au profit de ce projet et des futures activités de l’asbl sont en vente au prix de 35 euros pièce. Plus d’informations : Tél général ☎️ +32 (0)81 23 10 05. 📩 fadanni@visavis.be 🖥️ https://www.visavis.be/fr

Dans la peau d’un escargot…

Vous aimez les découvertes locales et les dégustations culinaires ? Pensez à visiter la ferme de l’un des héliciculteurs belges de notre région, l’Escargot de l’Ourchet, un élevage de petits et gros gris haut de gamme à Beuzet. Éric Roberti et son épouse poursuivent l’élevage de plus de cent mille escargots en extérieur dans des installations « tunnel ». Jeune retraité, le propriétaire a allégé sa charge de travail, puisque sa production pouvait atteindre plus d’un million d’escargots par an il y a quelques années… L’élevage se déroule en atelier mixte : à l’intérieur, se trouvent une salle de reproduction et des nurseries et dehors, des parcs d’engraissement. Après votre visite (comptez une heure environ), vous dégustez des petits gris savamment beurrés à l’ail, accompagnés d’un verre de vin blanc. Riches en vitamines et pauvres en graisses, ils sont un plaisir à consommer et bons pour la santé ! Les plus gourmands repartiront avec des bocaux et des mets congelés à savourer à domicile sans tarder… N’hésitez pas à emmener vos petits loups avec vous, le guide adapte les commentaires pour le plus grand bonheur des enfants, ils repartiront peut-être ravis avec leur nouveau compagnon rampant… Niveau budget l’escapade est plus que raisonnable, 5 euros pour une visite sans dégustation et 12 euros le forfait par personne tout compris. Seule condition : être un groupe de minimum 8 personnes. Pour réserver, privilégiez le contact par téléphone au 081/56.99.54. Adresse :  Ferme de la Vallée, Rue Chainisse, 13 5030 Beuzet – Gembloux. Retenez également que les visites se font plus ou moins d’avril à octobre.

Découverte d’un film : « La Combattante »

Marie-José pourrait être notre mamie…Cette nonagénaire, personnage central du documentaire reçoit des demandeurs d’asile chez elle et leur apporte une aide cruciale pour valider leur démarche de recours auprès de l’État français. Incapables de se défendre seuls et d’argumenter solidement leur parcours, ces rescapés de l’horreur dévoilent le drame de leur existence à cette ancienne ethnologue du Darfour. Par de subtiles questions (dont les réponses font souvent resurgir des traumas), Marie-José glane les informations nécessaires pour préciser leurs origines et appuyer leur récit de vie souvent incomplet. Prenant, ce docu nous touche par la sincérité et la profondeur des témoignages. Il nous rappelle à quel point nous avons de la chance d’être des Belges, bien nés, protégés des abus et à l’abri dans notre contrée de privilégiés. Certes, la crise compromet notre tranquillité et nous pousse, soit à travailler plus, soit à dépenser moins, mais elle ne nous prive pas de nos droits fondamentaux. Ces hommes et femmes soudanais, victimes d’atrocités lors du génocide dans leur pays d’origine aspirent à une vie meilleure, parcourent un chemin ardu de « redites » pour faire entendre « leur vérité »…Mais que feront ils quand la vieille dame raccrochera définitivement ? Qui prendra la relève ?

Merci au FIFF de Namur pour cette belle programmation !

Ponsin, C. (2018), La Combattante (DOCU), France : Minima Productions.

17ème balade artistique à Chastre ces 10 et 11 septembre !

Ce week-end était organisé à Chastre la traditionnelle promenade des artistes. En 2022, il s’agissait de la 17ème édition.  L’inauguration de ce vendredi soir aux abords de la maison communale a mis en lumière le travail de l’Atelier Sorcier qui présentait ses drapeaux « nations intimes ». L’installation est l’œuvre d’un groupe de femmes dynamiques de la région qui a travaillé pendant un an guidé par Lorka (plasticienne textile et animatrice à l’Atelier Sorcier) sur cette thématique identitaire. Les drapeaux flottant au vent sont accompagnés d’un texte en « slam », forme poétique urbaine généralement déclamée dans un lieu public sur un rythme scandé. Chacune des autrices (et détentrice d’un drapeau) a eu l’opportunité de lire sa création lors de la soirée de lancement.

Visites artistiques chez des hôtes

Le samedi et le dimanche, les curieux étaient invités à franchir les portes des maisons hôtes pour découvrir le travail varié et de qualité de nombreux artistes belges locaux.

Du papier, de l’argent et du laiton…

Parmi nos coups de cœur, citons les objets « imprimés détournés » produits par Monique Prignon. Monique, dans son travail, propose une relecture personnelle de quotidiens, de publicités, de programmes ou de brochures diverses. Par l’utilisation de techniques mixtes, elle met en valeur des messages cachés et parfois en rajoute par collage. Au toucher, les objets intriguent et poussent à l’expérimentation. Le feuilleté délicat de pages est préconisé pour mieux saisir la beauté de la composition plastique en présence. Aux côtés de Monique, les chalands découvraient les bijoux de Cécile Mertens de Grez Doiceau. En argent et en laiton, ses créations délicates et personnelles sont un subtil dosage d’équilibre de formes et d’élégance. Le bijou, bague ou collier habille et sublime la beauté de la femme qui le porte, plus qu’un simple accessoire, il reflète votre personnalité.

Mais aussi de l’alu retravaillé…

Enfin, nous concluons notre escapade par une visite du stand de Caroline Sheid, experte de la transformation artistique de l’aluminium recyclé. Elle récupère et redonne vie à des capsules de café Nespresso usagées. Facilement, on se laisse séduire par les fleurs décoratives et les boucles d’oreilles originales. Ces dernières finissent souvent par nous accompagner à la sortie de la visite…Bref, vous l’aurez compris, ce week-end, il y en avait pour tous les goûts et tous les budgets. Rendez-vous l’année prochaine pour d’autres découvertes !

Une journée à Redu…

Régulièrement, je passe mon temps à dénicher les lieux culturels wallons. Comme tout le monde, contexte difficile oblige, on voyage moins et on sélectionne les pépites près de chez soi !

Ce mois-ci, j’ai l’opportunité de visiter le Mudia. Encore un musée d’art comme les autres… me direz-vous…Que nenni ! Au Mudia, accompagné d’un guide local ou par vos propres moyens, vous revisitez les courants artistiques de manière ludique et inattendue. Vous êtes en réelle INTER-ACTION avec les créations présentées. Avec plus de 300 œuvres, nul doute que vous trouverez votre bonheur ! Le parcours de visite est parsemé de « propositions de jeux ». Ainsi, vous êtes libre de participer ponctuellement à des animations didactiques. Par exemple, je me suis amusée à tapoter sur une peinture géante et à voir les personnages prendre vie et gesticuler pour nous narrer une histoire. J’ai également apprécié « peindre à la façon de… » numériquement. Le plus de ma visite ? Les commentaires avisés de la guide nous invitant à réinterroger chaque forme d’art pour en déceler les messages cachés. Je ne « voyais » pas, je scrutais avec attention les détails pour comprendre  comment l’artiste avait construit sa perspective. Quels sont les procédés utilisés et les messages cachés…Mon après-midi prend la forme d’un jeu de piste agréable où le temps file trop rapidement ! Si comme moi, vous êtes plus lents, pas de panique, vous pourrez revenir après, muni de votre pass avec lequel vous accédez de façon illimitée aux animations. Idéal pour les familles, le Mudia abrite aussi un restaurant avec un bon rapport qualité/prix où il sera agréable de prendre un verre ou de casser la croute. Je vous recommande les capuccinos !

Personnellement, j’ai prolongé la journée à Redu par une démonstration de fabrication de papier artisanal auprès de René Lefer et de son Atelier de fabrication de papier à la cuve. Procédé complexe et lent, concevoir son propre papier demande rigueur et patience. La petite demi-heure commentée par l’artisan (prix démocratique de 2 euros) donne l’eau à la bouche. Personnage vivant mû par sa passion pour son métier, René agrémente d’exemples humoristiques sa pratique et nous offre en guise de souvenir un marque-page fait maison. Malheureusement, le gong retentit déjà quand je veux expérimenter…Il est (déjà) temps pour moi, de regagner mon car.  Sur ma faim mais pas déçue, je me promets d’y revenir rapidement dès qu’un créneau se libérera dans l’agenda. Je conserve l’adresse dans mes petits papiers…

Profession du père, comédie dramatique. 2020.

Hier soir, nous expérimentons le retour dans les salles obscures, l’une des premières fois depuis leur réouverture…Toujours masqués bien sûr, puisque le retrait du précieux « cache-bouche » ne sera pas de sitôt permis, ne rêvons pas éveillés…Le film choisi assez rapidement s’appelle « Profession du père. »

À l’affiche, Benoît Poelvoorde, l’acteur me rassure, tout ce que je risque c’est une bonne tranche de rire, n’est-ce pas… ? Si j’avais lu l’intitulé « Drame » avant d’opter pour cette œuvre, je me serais peut-être abstenue (ou pas…).

Arrivés au Caméo, nous nous installons au début de la salle, les curieux sont nombreux. Les publicités s’enchaînent et notre film commence enfin.

L’ambiance n’est pas à la rigolade. Poelvoorde incarne le père d’Emile Choulans, 12 ans. Avec son épouse et leur enfant, la famille habite dans une ville de province. Nous sommes projetés dans les années 60. Ce père est hors du commun. Colérique et impulsif, il s’emporte facilement sur des sujets politiques. La mère calme, se tait face à l’irrépressible envie de son conjoint de supprimer le général de Gaulle suite aux retraits de la France en Algérie. Émile est embarqué contre son gré au début, dans le combat imaginaire de son père le sollicitant sans cesse pour des missions aussi secrètes que mystérieuses et mal organisées. Mythomane, ce dernier ne montre pas l’exemple à son fiston mais le mène en bateau au point de le rendre lui-même convaincu de passer à l’acte, arme au poing…

Je suis touchée par la façon dont ce film aborde la thématique de la maladie mentale. À cette époque, la famille préfère rester dans le déni que d’affronter les soins nécessaires à la stabilisation de la personne en souffrance. L’ensemble de la tribu souffre des conséquences d’une pathologie non-contrôlée et mal soignée. Heureusement, de nos jours, la société s’ouvre toujours davantage. Il y a plus de tolérance et plus de nouvelles opportunités avec des prises en charge adaptées. Je vous conseille donc « Profession du père » si vous êtes sensible au thème, mais pas, si vous cherchez un remonte-moral. Bref, évitez d’y plonger déprimé, ça ne va rien arranger…

Améris, J-P. (2020), Profession du père (comédie dramatique). France : Curiosa Films.